lundi, février 18, 2008

TOUT M'ACCUSE

Le jeudi 14 février 2008, l'animatrice, la metteure en scène, l'auteure Véronique Marcotte conviait famille, amis(e), journalistes, anciens collègues de travail et son nouvel amoureux, à venir assister au lancement de son troisième livre : Tout m'accuse. L'époque à laquelle je dois remonter pour me rappeler à quel moment cette fille est entrée dans ma vie, soulève en moi une gamme d'émotions. Je me souviens de cette rencontre, la première d'une longue série, j'étais alors loin de me douter de tout ce qui allait s'enchaîner par la suite.

Véronique Marcotte a été l'une des personnes les plus bouleversantes de ma vie. Je l'ai connue au même moment où j'ai pris conscience que je ne savais plus qui j'étais. Je venais tout juste d'être nommée directrice générale du salon du livre de Trois-Rivières, que j'embauchais Véro au poste de directrice au développement. Inconsciemment, cette fille me fascinait ! Je n'ai eu qu'à la regarder un instant pour percevoir sa différence. À mes yeux, elle était étrangement mystérieuse. Quel plaisir pour une fille qui a toujours eu cette irrésistible envie de comprendre les gens jusqu'au plus profond de leur ÊTRE. On dit que les gens qui croisent notre chemin sont parfois là pour des raisons bien spécifiques. Elle, elle venait m'apprendre à assumer la différence. Aujourd'hui, je peux dire que les gens qui passent dans nos vies, viennent pour nous faire miroiter le reflet de notre propre personne. Nous tentons constamment de nous reconnaître quelque part, non seulement dans le regard de l'autre, mais tout aussi dans ses gestes, dans sa manière d'ÊTRE, dans sa vision du monde ! Les gens qui nous ressemblent nous attirent et ceux qui nous font peur tout autant ! Nous apprenons des autres par ce qu'ils veulent bien nous montrer, mais je me rends compte que nous apprenons encore plus, en tout cas pour ma part, par ce qu'ils tentent de nous cacher. Puisque c'est souvent dans ce que nous cachons à l'autre et à nous-mêmes, que nous nous dévoilons davantage ! Grâce à Véro et à d'autres personnes qui ont croisé mon chemin dans ces temps-là, je peux maintenant accepter d'Être qui je suis.

Jeudi soir dernier à l’Embuscade, lors du lancement du livre de Véro, j'ai une fois de plus croisé de ces gens qui t'enseignent et te guident sur des sentiers hors du commun. Des gens ordinaires qui mènent des vies extraordinaires...des gens qui se construisent eux-mêmes. Des gens qui ont choisi d'être les acteurs de leur propre vie, ceux-ci laissent aux autres le rôle de spectateur, ce spectateur heureux, qui se plaît à se reconnaître un peu...quelque part dans le geste de l'autre ou encore quelquefois même dans sa folie...ces gens que moi je nomme amicalement des ARTISTES ! Chapeau Véro pour ton audace et pour cette belle façon que tu as de mener ta vie différemment ! Je te souhaite de tout coeur, le plus grand des succès avec ce troisième roman ! Acceptes ce que la vie te donne ! Et je souhaite aussi que TOUT M'ACCUSE sache te libérer pour toujours !

Tout m'accuse, roman de Véronique Marcotte, publié chez QUÉBEC AMÉRIQUE.
Illustrations de Carl Pelletier
Auguste ne dort pas et ses troubles obsessifs compulsifs l'encouragent à perdre une vie entière à récurer, voyant là une manière de réparer les dégâts. À travers ses nuits d'insomnie, il traque, cherche la faille chez les autres pour adoucir la sienne. Au sous-sol des archives médicales d'un hôpital montréalais, sa ville d'adoption, il trouve ces hommes, ces femmes, dont le passage aux urgences lui permettra d'assouvir son voyeurisme. C'est dans le ventre même de cet établissement qu'Auguste fera la découverte d'une vérité fragile qui entérinera à jamais la haine invisible qu'il voue à sa mère. Autour de lui, la voix de cette mère depuis Bruxelles, son lieu de naissance, celle d'un père fantôme et désormais intemporel, et celle de Victoire, jeune femme qui, derrière la vitrine, peint chaque nuit sous le regard furtif du voyeur. L'enchevêtrement de ces quatre personnages, leur rencontre et leur quête de pardon feront d'eux des êtres vulnérables dont la culpabilité deviendra garante de gestes inexplicables...

2 commentaires:

Caro a dit...

je gagerais ma chemise que je suis allée au CMI avec cete fille-là... J'ai une très bonne mémoire des noms et des visages et je suis certaine qu'à une époque, nous avons été amies... C'Est bizarre, ça fait plus de 20 ans de ça, déjà ! Ayoye, mes 32 ans viennent de me fesser fort !

L'ART DU SAVOIR-COMMUNIQUER a dit...

Salut Caro,
Je ne sais pas si Véro est allée au CMI, elle vient du Lac au sable. Ça se pourrait très bien !
Tu n'as pas du tout l'air de 32 ans ! Ha ha ha !
Bonne journée
Véro