dimanche, juin 10, 2007

BALI, INDONESIE, HERE WE ARE !

Bali, Capitale du...massage ! En réalité c'est plutôt Capitale du surf, mais nous ont préfère les massages ! Les vagues sont relativement BIG ! Le boogie board est juste parfait pour avoir un plaisir fou ! Depuis maintenant une semaine, nous sommes en terre Asiatique et étrangement je ne suis pas si dépaysée. En fait, je suis plutôt surprise de constater à quel point je suis « occidentée ». Ce n’est pas de voir les choses différemment qui me bouleversent, mais c’est plutôt de prendre conscience de tous les réflexes de fille éduquée à la santé publique québécoise qui vient me déranger ! Il est où le gros bon sens ! Nos manies d’aseptiser tout ce que l’on touche, la peur d’attraper une maladie au seul contact d’une poignée de porte de toilette publique etc. S’il est vrai que l’on peut juger de la qualité d’un restaurant à la propreté de ses toilettes et bien ALLO l’Indonésie ! Je suis une fois de plus à remettre certaines choses acquises par mon éducation en question ! Je ne sais plus à quel point je mélange ma capacité à être dégoûtée et les règles sur l’hygiène. De toute évidence, d’hier à aujourd’hui, j’ai été contaminée par des messages qui n’ont semble-t-il pas influencé le comportement de tous ! Entres autres, je pense à Guillaume qui n’en est pas à sa première visite de ce côté de la planète. Je dois avouer que par sa façon de voir les choses cela me permet de m’ajuster et de trouver un équilibre dans tout cela. C’est étonnant de réaliser à quel point notre jugement est sollicité dans un voyage comme celui que nous sommes en train de vivre. Et cela ne vaut pas seulement pour la nourriture ou la propreté des toilettes et de nos chambres d’hôtel. Il y a aussi toute la question du lien de confiance que l’on doit établir avec les gens de la place où l’on se pose pour quelque temps. Le meilleur exemple que je puisse donner s’est passé à notre arrivée à l’aéroport de Bali. L’heure d’arrivée, 10 h 30 pm, c’est-à-dire 2 h reculées de Sydney. Bagages au dos, nous quittons l’aéroport en passant à travers une foule d’Indonésiens venus pour nous offrir un transport ou un hôtel. Par expérience, Guillaume m’a dit qu’il fallait toujours aller un peu plus loin pour trouver un taxi. Jusque là ça va, nous marchons, il fait nuit et je n’ai aucune idée de s’il faille se méfier du danger. Je suis de nature un PEU méfiante, alors je marche en étant sur mes gardes et j’avance sans dire un mot. Après avoir marché un moment et refusé au moins 3 taxis, nous voyons un jeune Indonésien qui marche vers nous à contre sens. La cigarette au bec, il nous dit « taxi ». « Yes, to Kuta » Négociations faites, il accepte notre prix et nous demande de le suivre. Ainsi, nous le suivons et fidèle à moi-même, mon premier réflexe est de ne pas lui faire confiance. Je suis allée jusqu’à imaginer qu’il nous amenait dans un coin noir pour aller rejoindre sa gang et nous dérober tout ce que nous avions. Effectivement, je peux être un peu dramatique face à une telle situation. Donc, nous marchons et finalement je me décide de dire que je ne veux plus le suivre, « qu’il vienne nous prendre ici une fois qu’il aura été cherché lui-même sa voiture ». Il revient 2 minutes plus tard, avec sa bagnole, sans le petit symbole TAXI qui m’aurait tellement rassurée si je l’avais vu. Du moins cela lui aurait donné un tout petit peu de crédibilité. Enfin, Guillaume, qui ne semble pas du tout inquiet, pose son sac dans la valise et je fais de même. Le jeune homme tente de converser, mais son anglais n’est pas très élaboré. Bref, je passe les détails de tout ce que j’ai imaginé ce soir là en allant du point A au point B. Enfin, il nous a laissé bel et bien à l’endroit désiré et dans les termes convenus avec lui. Ce fût ma première expérience de vie en Indonésie. J’ai compris, qu’ici les gens se spécialisent dans tout ce qu’ils peuvent. Ils s’improvisent là où les besoins se font sentir.
La ville de Kuta est remplie de surfeurs et de touristes relaxes venus pour savourer les plaisirs de la vie. En commençant par la consommation, n’est-ce pas un réel plaisir ! Il semblerait bien que oui et d’une façon bien à eux, les Indonésiens l’on compris ! Ce qui est triste, c’est de constater à quel point ils sont patients pour récolter des peanuts. La ville regorge de commerces. On dirait que tout le monde a son propre business, tout comme son propre moyen de transport. « Motorcycle, transport, taxi, massage, branding your hair, pedicure, manicure, PLEASE etc. » NO THANK YOU ! Sans arrêt, ils sont là partout où l’on marche et ils nous offrent un petit quelque chose. Je veux bien croire que le gouvernement est corrompu et qu’il encourage la corruption, mais disons qu’avec les touristes qui négocient pour arriver à sauver eux aussi des peanuts, le problème est loin d’être résolu. Enfin, je l’ai souvent dit et je le répète l’argent n’est qu’un CONCEPT ! Juste pour vous dire, en seulement 6 heures de vol, je suis devenue pratiquement riche… Avec un budget de 30 $ par jour chacun, nous vivons comme si nous étions millionnaire. D’accord, tout est relatif. Tout de même, chambre d’hôtel avec piscine, 3 repas par jour, massage, lavage (lavé-plié) et bière incluse. Jusqu’ici je ne me sens pas vraiment capable de négocier. Normalement j’adore jouer à ce petit jeu. Toutefois, non seulement je trouve ridicule de faire baisser les prix, alors que tout n’est vraiment pas cher, mais il y a le fait que leur argent est vraiment trop compliqué ! Le 30 $ que je dépense équivaut à 240 000 $. Cette semaine, j’ai retiré 1 200 000 $ au guichet, quand je disais que j’étais devenue riche ! En terminant cet article sur mes premières impressions de l’Asie, je dois ajouter que ces derniers jours ont été que pur plaisir ! La vie est belle, relaxe et remplie de moments délicieux ! Nous nous amusons vraiment ! À travers ce voyage j’explore le monde et cela me permet chaque jour de me découvrir de plus en plus ! L’île de Bali est grande quand tu n’as que peu de temps pour y séjourner. En l’occurrence, je crois que l’important ce n’est pas de tout voir, mais de profiter de tout ce qu’il nous sera possible d’expérimenter. (PHOTOS VONT SUIVRE)

samedi, juin 02, 2007

TIME GOES BY

J’aimerais savoir ce que le Petit Robert a à dire lorsqu’il définit le mot voyage ! Qu’importe, dans mon dictionnaire à moi, la définition se rapproche de ceci : Voyage : moments magiques dans l‘espace temps, remplis de découvertes, d’émerveillement, de plaisirs et qui permettent le DÉTACHEMENT complet de la réalité dite normale. La SDF (sans domicile fixe) que je suis depuis près d’un mois, arrive très bien à vivre dans ses valises. Quand je disais que j’étais maintenant prête pour l’aventure c’était VRAI ! De Magnetic Island, en passant par les Whitsundays, nous sommes à explorer Sydney ! D’un endroit à l’autre tout est différent. Les paysages, les activités, notre rythme de vie ! C’est à Magnetic Island que nous avons été le plus actif et étrangement c’est aussi là que nous nous sommes le plus reposés. Disons que j’étais loin du style Brisbane où je n’étais jamais au lit avant 1 AM du matin (à cause du travail). Je ne crois pas avoir dépassé 9 PM et si je l’ai fait, c’était vraiment une exception. Cette île est en pleine effervescence ! Elle ne fait que commencer son développement. On sent que son potentiel saura rapidement plaire aux investisseurs qui bâtissent partout en Australie ! Pour le moment ce sont vraiment ses charmes naturels qui attirent les touristes. D’ailleurs nous nous sommes laissés charmer par une maman opossum et son petit. Étrangement, nous sommes même arrivés à les trouver beaux !


Saviez-vous que l’Australie est dans les rangs pour être l’un des endroits au monde où l’on trouve les plus belles plages ? Je ne peux pas encore vraiment comparer, si ce n’est avec celles de Cuba ou de la République Dominicaine et quelques endroits des États-Unis. Toutefois, celles dont j’ai eu la chance de voir de mes yeux dans les Whitsundays je les déclare comme de loin les plus belles ! C’est aussi là que j’ai eu, l’instant d’une journée, le plaisir d’être une vraie BACKPACKER ! Même si l’on peut penser que c’est l’âge qui fait que je n’aime pas ce style de vie, je crois sincèrement que même à 18 ans je n’étais pas faite pour cela ! Il est vrai qu’à la manière dont j’ai vécu jusqu’ici, dans un certain luxe et confort, je me rends bien compte que ce n’était pas pour rien. Je ne suis pas en train de dire que je suis une POULE DE LUXE, mais disons que je conserve un certain standard de qualité qui peut parfois paraître CAPRICIEUX ! Bref, après une nuit dans une chambre grande comme ma main, aux odeurs tout simplement nauséabondes, nous étions tout à fait enchantés de nous retrouver dans notre chambre style année 80. Le décor laissait à désirer, mais l’endroit était parfait, avec une dînette et tout ce qu’il faut pour rattraper la mauvaise nuit de sommeil. En passant, disons que je ne déteste pas tout des endroits de BACKPAKERS, j’aime bien les pichets à 10 $ ! Enfin, la grande barrière de corails est tout simplement magnifique ! Une journée en mer pour découvrir un univers marin fantastique. J’ai adoré mon passage dans les Whitsundays, voilà un autre coup de cœur !







Nous quittons Sydney en ce jour du 3 juin 2007. Maintenant Bali nous attend ! On dit : 1 image vaut 1000 mots, alors voici nos 8 derniers jours en terre Australienne. Je suis un peu courte dans mon texte, le computer avec lequel je suis en train de composer ne me permet pas le clavier french. De plus, je ne veux rien ajouter, sauf une chose JE SUIS VRAIMENT EXCITEE DE PRENDRE UN VOL VERS L ASIE ! Je vie le meme stress que celui avant un match de basket, ou bien avant d embarquer sur scene ou la veille d un evenement ! Bref je me sens en vie et j adore ce sentiment !

lundi, mai 21, 2007

WHERE ARE YOU GOING

Il était une fois, une histoire à faire rêver…Cette histoire est celle que je suis en train de vivre. En fait, je ne veux pas parler pour Guillaume, mais je dirais même plus, c’est notre histoire. Nous voilà enfin sur la route, à la découverte de notre périple ! Avant d’aller plus loin, je dois réduire à jamais ce sentiment de culpabilité qui m’habite lorsque je viens pour raconter mes histoires. J’aimerais vous rappeler ma philosophie de vie « la vie me donne ce que j’attends d’elle». Récemment, ma mère me faisait parvenir par la poste un livre dont le titre à lui seul signifie ce en quoi je crois plus que tout « Demandez et vous recevrez ». Je l’ai littéralement dévoré. Un livre à la fois simple et rempli de bon sens. Je me souviens avoir écris sur mon blog que ce sont les livres qui nous choisissent et qu’ils arrivent toujours au bon moment dans notre vie. Je crois que je le savais depuis longtemps, mais lorsque l’on peut réaliser de jour en jour qu’il faut demander pour recevoir, cette croyance prend tout son sens ! Bref, je suis en train de vivre un voyage de rêve et cela je peux vous le garantir que je l’avais demandé ! Une chose par contre, je ne pouvais m’imaginer que ce serait aussi fantastique…
Le départ de Brisbane s’est déroulé tel que prévu. En commençant par le grand ménage de notre appartement. Le plus difficile, pour ma part, a été le départage de ce qu’il fallait jeter, envoyer au Québec et amener avec nous sur la route. Le tout peut sembler anodin, mais pas pour moi, dans ces moments là je deviens full sentimental ! Je vous le jure, le tout m’a pris au bas mot deux semaines. Je vous passe les détails. Il fallait nous voir, Guillaume et moi, au bureau de poste tenter de réduire le poids de ma valise à 20 KG. Dieu merci, Guillaume une patience extraordinaire. Nous nous sommes repris jusqu’à trois fois. J’ai cédé et décidé de retirer mes rollers blades. Au fait, pourquoi ne pas laisser une partie de moi-même à Brisbane. Nous étions bien heureux de voir la balance s’arrêter à 19 virgule quelque chose. Ce n’était rien à côté de la joie qu’a éprouvé cette charmante fonctionnaire, bête comme ses deux pieds, qui nous rendait la tâche si agréable cette journée là ! Une fois que les clefs ont été remises à l’agence, qui nous louait le 38@38 Robertson ST, nous avons vécu un dernier week-end exceptionnel. D’abord, le show de Dave Mattews fût une soirée inoubliable. J’aurais passé des heures à l’écouter nous dire THANK YOU VERY MUCH. Il a une voix magique, qui transperce le corps jusqu’au plus profond des tripes. L’ambiance au Brisbane convention center est très intime. L’endroit est parfait pour ce genre de show. Nous n’avons pas eu de misère à contenir nos envies de danser, mais ce n’était pas le cas pour tout le monde. Je crois que ça fait partie du plaisir d’être dans une foule que d’observer ceux qui la constituent. Matt Costa, Dave Mattews et Xavier Rudd demeureront à jamais la musique officielle qui marquera notre passage à Brisbane ! J’adore ce phénomène de souvenirs que l’on peut identifier à la musique. Quel feeling incroyable on ressent lorsqu’une chanson passe à la radio et que pleins d’images, de sentiments et d’émotions viennent à l’esprit. J’ai comme l’étrange impression que j’en enregistrerai des tonnes de souvenirs. D’ailleurs Marc-André et Trevor me manquent déjà. Ils ont rendu notre séjour à Brisbane mémorable. La dernière activité passée avec eux était à l’image de ce qu’a été notre vie à leur côté durant les six derniers mois. Ils ont pris soin de nous gâter et surtout de nous faire apprécier chaque minute en cette terre inconnue. La virée à Baron bay, fût relaxante et vraiment agréable. Thanks guys ! I will miss you so much. I hope to see you next year whatever where, so that’d be great to see you soon. D’une autre part, c’est aussi le moment où nos chemins se séparent de celui de Jeanne. Après six mois de cohabitation nous serons maintenant sur des routes différentes. Elle fera le tour de l’Australie en voiture. Je suis certaine que l’avenir lui réserve de belles surprises et un voyage extraordinaire. Je la trouve très courageuse et aventurière ! J’ai bien hâte que tu nous racontes ton histoire Jeanne, prends pleins de photos de toutes les places que nous n’aurons pas l’occasion de voir de nos propres yeux. J’espère te recroiser au Québec ! Attention à toi ! Enfin, j’ai adoré le souper avec la gang du Freestyle. Je vais m’ennuyer de mon boss, de Colette, Lanie, Nathan, Luc, Jill et Brandon. Ils n’ont pas idée comme ils m’ont facilité les choses et qu’ils ont eux aussi rendu mon passage plus intéressant. Je suis triste de penser qu’il y a peu de chances que je les revoie un jour. J’ai appris avec le temps que la vie est ainsi faite. Les gens passent, marquent ta vie à jamais et parfois disparaissent pour toujours. Cela ne m’empêchera pas de vouloir tisser des liens. L’important ce n’est pas de penser que ceux qui passent ne seront plus là demain, mais plutôt de vivre l’essentiel avec eux !
En parlant d’essentiel, voilà ce qui se passe dans nos vies depuis maintenant près de deux semaines. L’aventure à Port Douglas a été une première qui plaçait la barre extrêmement haute pour la suite des choses. Je peux dire que c’était une place de…LUXE ! En fait, tout est relatif, mais pour moi c’était le paradis ! Juste pour se rendre à notre hôtel l’endroit avait tout pour faire rêver. La mer qui longe la côte, une route verte, un ciel bleu et un soleil à faire fondre les plus gros glaciers du monde. J’avais la chance de pouvoir savourer tout ce qui se trouvait sous mes yeux, car c’est Guillaume qui tenait le volant ! D’ailleurs, c’est lui qui l’a tenu tout au long de notre séjour ! J’ai voulu prendre la relève une fois et l’expérience n’a pas été trop réussie. La gauche, toujours la gauche, avec une voiture manuelle et des carrefours giratoires, qui pour moi ne sont qu’une difficulté de plus qu’il faille ajouter à la réalité de la conduite à sens inversé. Par ailleurs, nous nous sommes plus que débrouillés pour faire de cette semaine une vacances parfaite ! La chambre d’hôtel incluait un frigo, une bouilloire et de la vaisselle, pour nous c’était l’essentiel. Les repas que nous nous sommes préparés là auraient pu faire partie d’un menu à la carte cinq étoiles. Ensuite, au programme, randonnées en forêt, jogging et marche sur la plage, natation, randonnée à cheval, snorkling en mer et virée en rivière à la découverte de crocodiles, oiseaux et poissons rares ! Bref, les journées ont passé à un rythme fou ! L’Australie est vraiment un endroit à découvrir ! Avec toutes les merveilles qu’elle possède, il y a plus d’un pays qui a de quoi l’envier…
Après Port Douglas, Misson Beach nous attendait. Plus précisément Le Sanctuary de Brooks Beach. Une femme aux allures très ZEN, est venue nous accueillir à l’arrêt d’autobus. Une fois les bagages dans la valise de son gros camion 4X4 nous nous sommes laissés guider vers cette nouvelle aventure COUP DE CŒUR ! Je ne sais comment expliquer le sentiment qui s’est emparé de moi lorsque nous avons posé les pieds dans cet univers magique. Je me suis sentie un peu comme chez moi. Un havre de paix ! Cette femme aux allures ZEN est l’instigatrice de ce lieu de recueillement. Elle et son conjoint avaient un rêve, j’imagine celui de combiner équilibre, travail, vie et famille ! Avec vue sur la mer et une immense terre, ils ont créé sur mesure et à leur façon ce Sanctuary ! Étant un être constamment en quête de… spiritualité, j’ai été comblée. Disons que tout cela n’avait rien avoir avec Le Sanctuaire du Cap où depuis quelques années j’avais pris l’habitude d’aller me recueillir. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est rien de religieux. Dans ces endroits mystiques je trouve plus facile d’arriver à ouvrir mon esprit. C’est dans ces lieux que je créé dans ma tête ce que je veux demander à la vie. Enfin, l’odeur du bois, l’odeur de la forêt tropicale et celle de la mer venaient nous assurer un séjour absolument parfait ! Nous avons dormi en plein cœur de la forêt tropicale. Des tentes ont été installées à la grandeur du terrain ce qui vient ajouter au charme de la place et à son originalité. J’arrivais mal à trouver un sommeil profond durant la nuit. Pourtant, je n’étais pas effrayée. Au contraire, je trouvais l’expérience si excitante, que j’aurais aimé voir ces petits êtres nocturnes aux bruits si intenses. Ce sanctuaire est un endroit que je n’oublierai jamais. Nos deux jours ont été que relaxation, marche, natation, lecture et une séance de yoga miraculeuse. Je suis vraiment faite pour le yoga, j’en suis de plus en plus convaincue. Prochaine destination Magnetic Island !





jeudi, mai 03, 2007

LET'S GO TO...HOLIDAY

Yesterday for my last time I swept, washed and mopped at Freestyle Tout ! I never said that before on my blog, but I was tired to do always the same thing each night ! I liked my job and people, but I'm happy to know it's done now ! That's truth, for a while I have no job, soon no appartement and I feel very good ! Six months it was just enought for me ! I'm ready to go on the way ! For our last week-end with Marc and Trevor we'll go on Byron Bay ! Just one thing before to go there ! TONIGHT, Guillaume and I, we'll see Dave Matthews band ans Xavier Rudd at Brisbane Convention Center. I'm excited, that's an amazing end to remember how Brisbane was wonderful ! Also, monday night, I have a dinner with my Freestyle's gang. Altough we'll celebrate my departure and a departure of Adrian, a kitchen guy ! I like celebration, I'm still a party person ! Tomorow we must to leave our 38/38 Robertson ! I will miss my pool, but not TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE ! It's the end for that as well ! Now, next destination Port Douglas we'll be there tuesday ! It's our accomodation on this picture. We have almost two weeks to visit and do some activities. That will be great ! A big adventure, just fun and release More activities Information

mardi, mai 01, 2007

8 MAI 2007, 11 H VOL POUR CAIRNS


Voilà, cette belle aventure Brisbanaise tire à sa fin ! J’ai peine à croire que le Freestyle, ma nouvelle vie ici, les sorties avec Marc-André et Trevor, bref que tout cela sera bientôt derrière ! Les photos que je publie dans cet article ont été, pour la pluspart, prises à Surfers paradis. Guillaume y a loué un appartement au mois de mars dernier pour une semaine. C'était pour souligner la fin de son travail en Australie. J'y suis allée passer quelques jours et mon cousin et son chum sont venus pour le week-end ! C'était tout simplement magique et ça m'a donné une bonne idée de comment j'allais réagir pendant mes trois mois de congé ! C'était magnifique, je me sentais vraiment privilégiée d'être là ! Il a fait super beau. Nous avons joué au tennis, fait de la plage, improvisé quelques jeux, lu des livres, fais du dessin, bref nous avons eu du bon temps ! Heureusement que la fille optimiste que je suis aime croire que toute bonne chose a une fin. D’autant plus que je sais que ce qui s’en vient est aussi excitant, si non mieux ! Absolument, puisque je ne travaillerai pas pour les 3 prochains mois ! Je suis vraiment satisfaite de mon séjour à Brisbane. Une fois encore je remercie la lune de m'avoir permis de vivre ici 6 mois et d’avoir la chance de partir à la découverte d’un nouveau monde ! Je suis si excitée par la réalisation de ce voyage.
Je devais avoir 13 ans la dernière fois où j’ai eu l’occasion de ne pas travailler pour une aussi longue période. C’était l’époque où l’on passait nos grandes journées d'été à jouer. On pouvait oublier l’heure du dîner, de rentrer, de mettre fin à nos parties de tennis ! Il n’y avait rien d’autre qui comptait que le moment présent. L’été passait et nous savions que tout cela allait se terminer et que septembre se pointerait et qu’ainsi l’école et la routine reprendraient ! Cette fois-ci je ne sais pas tout à fait à quoi m’attendre, que me réserve septembre 2007 ? Je pourrais être effrayée, mais à quoi bon, aujourd’hui je sais que lorsque quelque chose prend fin une autre commence ! Je n’ai qu’à me fier aux dernières années qui m’ont permis de vivre une foule d’expériences qui m’ont amenée sur le chemin que je devais prendre ! Pour le moment, je savoure la magie de l’instant présent ! Je respire profondément et j’ai confiance que comme dans un rêve ou bien dans les paroles d’une chanson, tout est possible.
Je veux des cocotiers des plages Et des palmiers sous le vent Le feu du soleil au visage Et le bleu des océans Je veux des chameaux des mirages Et des déserts envoûtants Des caravanes et des voyages comme sur les dépliants
Ce sont les paroles d’une chanson que Céline interprète et qui a été écrite par Jean Jacques Goldman. En fait, ce sont des paroles que j’ai interprétées souvent à ma façon. La pensée créée, entout cas, moi j’y crois de plus en plus ! D'accord, je n'ai pas encore vu de chameaux, mais heureusement, j’ai appris que je devais être patiente et que tout fini par arriver !

Même si le temps a passé rapidement, je crois sincèrement que mon séjour à Brisbane aura une influence majeure sur le reste de mon existence ! Je dirais même plus un impact extrêmement positif sur le reste de ma vie ! Comment vous expliquer… je sais… je vais utiliser l’analogie du chantier de construction. Attention, je m’explique ! En novembre dernier, on nous avait dit qu’une construction allait commencer devant notre appartement. "Le chantier doit se terminer en 2008 "semblait-il. Au départ je ne croyais pas que cela pouvait être ennuyant pour nous. Probablement que mon optimisme éliminait tout obstacle à mon bonheur ! Assurément, le fait d’avoir connu la plénitude totale durant les mois de novembre et décembre, n’a fait qu’empirer les premiers TACQUE TACQUE TACQUE TACQUE TAQUE qui se sont faits entendre en janvier. À cet instant, je réalisais l’ampleur de la chose. My god, depuis près de 5 mois, 6 jours sur 7, de 6 heure le matin à 6 h le soir, un chantier vie de l’autre côté de la rue. Étant la fille de mon père, je n'en suis pas à mon premier chantier. Toutefois, je suis la seule dans cet appartement à me laisser impressionner par tout cela. D’accord, tout comme Jeanne et Guillaume, je trouve le bruit terriblement désagréable. Par contre, je me suis amusée à interpréter l’ensemble de l’œuvre à ma façon ! C’est vraiment ce qui s’appelle VOIR AUTREMENT ! C’est aussi chercher à faire du sens dans tout ce que l’on vit. Et c’est sans doute croire qu’il n’arrive jamais rien pour rien. Après quelques mois, je me suis questionnée sur la présence de cet élément contraignant dans notre petit paradis. Pourquoi a-t-il fallu qu’une construction prenne forme sous nos yeux et au grand inconfort de nos oreilles. Maintenant, voilà comment je me suis expliqué la chose. Là où l’on creuse présentement un trou immense et profond, un vieil immeuble y était construit auparavant. Il n’a fallu qu’une seule journée pour le réduire en poussière. Du jour au lendemain il n’existait aucune trace de ce qu’avait pu être jadis cette bâtisse. Une fois par terre, nous étions loin de croire qu’il creuserait autant. Comme quoi pour rebâtir du neuf il faut parfois aller très profondément dans les fondations. Qu’il faille utiliser de la machinerie spécialisés. Qu’il faille faire remonter la poussière, qu’il faille du temps pour arriver au produit final et rendre le tout durable et solide. J’ose croire que je n’aurais pas besoin d’aller plus loin pour vous imager le lien que je peux faire dans ma propre vie. En fait, j’aimerais quand même ajouter ceci. Le temps que je m'accorde cette année, je le prends pour me recentrer sur moi-même. Un peu comme l’immeuble que l’on a jeté par terre, je suis en train de faire de la place à de nouvelles habitudes et croyances. Donc, je peux dire que je construis du nouveau. C'est toujours bon de creuser jusqu’à ses fondations. Ainsi, je prends le temps de remettre bien des choses en perspective. Je m'observe et j’ai réalisé à quel point je suis conditionnée par certaines façons de penser et de me comporter. En ce qui concerne le chantier, j’ai aussi analysé le bruit des TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE comme cette petite voix que l'on entend dans notre tête. Vous savez celle qui tente parfois de semer le doute dans notre esprit. Celle qui dit es-tu bien certaine de ce que tu fais ! Celle qui se charge de te rappeler que tu avais une bonne job, un bon salaire, une certaine sécurité etc. Bref, lorsque je trouvais le chantier trop ennuyant et dérangeant je prenais le temps de me rappeler que moi aussi j’étais en pleine construction. Je me rappelais à quel point j'étais chanceuse et heureuse de pouvoir vivre cette expérience. Ces derniers 6 mois m’auront permis de réapprendre à mieux me connaître et à me définir comme personne. J'ai encore du travail à faire et je suis certaine que le voyage qui s'en vient m'apportera encore plus loin dans mes réflexion. J’aurai 30 ans cette année, avoir 30 ans ça ne change pas le monde !!! sauf que !!!! Sauf que moi j’ai pris une décision en voyant venir le cap de la trentaine, je me suis promise que mon avenir allait être vécu à la manière Véronique Buisson. La réalité est qu’avant de pouvoir y arriver, il faut bien que je sache qui je suis finalement ! Je suis confiante qu'en ce 1 er mai 2007, je suis plus près de moi-même que je ne l’ai jamais été. Rassurez-vous vous qui me lisez, je ne vous ai pas joué la comédie toutes ces années. À vous non, mais à moi, peut-être un peu ! Je vous laisse sur une citation d'un auteur que j'admire «C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde : cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas.»- Extrait de Veronika décide de mourir



Mars 2007, Jeanne et moi au Freestyle pour sa fête.
















jeudi, mars 15, 2007

BRISBANE'S BIG GAY DAY 2007

Brisbane est la ville où tout le monde rêve d’être une star ! Ici les gens flash et n’ont pas peur de flasher ! Quand on pense que je vends des Sunday à 15 $ et que le restaurant déborde de gens qui viennent chaque soir habillés en tenue de gala pour en manger. Ce qui me surprend toujours c’est lorsqu’ils laissent la moitié ou le tiers de leur dessert dans leur assiette. En fait, les desserts ne sont que le prétexte afin de se faire voir et voir les autres ! Il faut savoir que la disposition du restaurant a été pensée en ce sens. Tout le monde craque pour notre divan rouge qui fait dos à la grande vitrine tout au tour du restaurant. Ainsi, les gens peuvent s’y asseoir côtes à côtes et s’assurer de ne rien manquer. Ils peuvent de cette façon satisfaire leur esprit voyeur en regardant les gens à table tout au centre et assurément combler l’autre besoin qu’ils ont soit de s’exhiber en restant à la vue de tous. J’aime ce restaurant, j’aime que les gens ne se cachent pas pour dire qu’ils ont besoin de voir les autres et être vus par eux ! Il n’y a aucune ambiguïté, l’objectif quand on va au Freestyle tout c’est de flasher ! En parlant de flasher cette semaine j’ai eu la chance d’assister au Brisbane's Big gay day ! J’ai adoré ma journée. J’ai côtoyé des gens tous aussi différents les uns des autres et fiers de l’être ! Je n’ai rien vu de choquant, mais plutôt une foule de gens audacieux d’afficher leurs couleurs devant un public une fois de plus venu pour se montrer et voir les autres ! J’en suis certainement de ces gens qui aiment voir les autres et je dois aussi faire partie de ceux qui aiment se faire voir puisque vous ne seriez pas là à lire ce blog ! Dans ce cas, seriez vous vous aussi un peu voyeur ?

Les gays savent s’amuser et il n’y a pas de doute ! L’ambiance était à la fête, on célébrait la liberté d’être soi-même, la liberté d’être différent, la liberté de se foutre de ce qui est trop formel, la liberté de se mettre au premier plan ! Je crois que tout le monde cette journée là savait qu’à travers cette foule de plus de 5 000 personnes chacun était unique. Même si je pouvais être vue comme une intruse, j’ai sentie que j’avais ma place et que l’on reconnaissaît que j’étais aussi unique dans mon genre ! I love your hat ! Je dois l’avoir entendu des dizaines de fois tout au long de la journée.
J’accompagnais mon cousin et son chum et ce qui était surprenant c’était de m’apercevoir que je connaissais pas mal de gens. Suis-je devenue citoyenne de Brisbane ? En fait, mon patron est gay et plusieurs de mes collègues le sont aussi. Le blond avec les lunettes noir sur la photo avec moi c’est Matt, un manager au Freestyle, en passant il vient de perdre sa job, c’est dommage je commençais à bien m’entendre avec lui. La grande blonde avec la robe rouge, c’est Luke, un méchant beau bonhomme dans la vie de tous les jours. Il est aussi mon manager au Freestyle. J’ai été renversée de le voir sur scène. Je avais qu’il était drag queen à ses heures, mais de le voir en vrai et en train de performer sur scène ça m’a surprise, voilà, c’est le bon mot. Comment peut-il arriver à être à la fois ces deux personnalités tout à fait différentes ? MYSTÈRE ET BOULE DE GOMME ! Côté sucré, côté salé, show me your naughty side, comme on dit !