lundi, mai 21, 2007

WHERE ARE YOU GOING

Il était une fois, une histoire à faire rêver…Cette histoire est celle que je suis en train de vivre. En fait, je ne veux pas parler pour Guillaume, mais je dirais même plus, c’est notre histoire. Nous voilà enfin sur la route, à la découverte de notre périple ! Avant d’aller plus loin, je dois réduire à jamais ce sentiment de culpabilité qui m’habite lorsque je viens pour raconter mes histoires. J’aimerais vous rappeler ma philosophie de vie « la vie me donne ce que j’attends d’elle». Récemment, ma mère me faisait parvenir par la poste un livre dont le titre à lui seul signifie ce en quoi je crois plus que tout « Demandez et vous recevrez ». Je l’ai littéralement dévoré. Un livre à la fois simple et rempli de bon sens. Je me souviens avoir écris sur mon blog que ce sont les livres qui nous choisissent et qu’ils arrivent toujours au bon moment dans notre vie. Je crois que je le savais depuis longtemps, mais lorsque l’on peut réaliser de jour en jour qu’il faut demander pour recevoir, cette croyance prend tout son sens ! Bref, je suis en train de vivre un voyage de rêve et cela je peux vous le garantir que je l’avais demandé ! Une chose par contre, je ne pouvais m’imaginer que ce serait aussi fantastique…
Le départ de Brisbane s’est déroulé tel que prévu. En commençant par le grand ménage de notre appartement. Le plus difficile, pour ma part, a été le départage de ce qu’il fallait jeter, envoyer au Québec et amener avec nous sur la route. Le tout peut sembler anodin, mais pas pour moi, dans ces moments là je deviens full sentimental ! Je vous le jure, le tout m’a pris au bas mot deux semaines. Je vous passe les détails. Il fallait nous voir, Guillaume et moi, au bureau de poste tenter de réduire le poids de ma valise à 20 KG. Dieu merci, Guillaume une patience extraordinaire. Nous nous sommes repris jusqu’à trois fois. J’ai cédé et décidé de retirer mes rollers blades. Au fait, pourquoi ne pas laisser une partie de moi-même à Brisbane. Nous étions bien heureux de voir la balance s’arrêter à 19 virgule quelque chose. Ce n’était rien à côté de la joie qu’a éprouvé cette charmante fonctionnaire, bête comme ses deux pieds, qui nous rendait la tâche si agréable cette journée là ! Une fois que les clefs ont été remises à l’agence, qui nous louait le 38@38 Robertson ST, nous avons vécu un dernier week-end exceptionnel. D’abord, le show de Dave Mattews fût une soirée inoubliable. J’aurais passé des heures à l’écouter nous dire THANK YOU VERY MUCH. Il a une voix magique, qui transperce le corps jusqu’au plus profond des tripes. L’ambiance au Brisbane convention center est très intime. L’endroit est parfait pour ce genre de show. Nous n’avons pas eu de misère à contenir nos envies de danser, mais ce n’était pas le cas pour tout le monde. Je crois que ça fait partie du plaisir d’être dans une foule que d’observer ceux qui la constituent. Matt Costa, Dave Mattews et Xavier Rudd demeureront à jamais la musique officielle qui marquera notre passage à Brisbane ! J’adore ce phénomène de souvenirs que l’on peut identifier à la musique. Quel feeling incroyable on ressent lorsqu’une chanson passe à la radio et que pleins d’images, de sentiments et d’émotions viennent à l’esprit. J’ai comme l’étrange impression que j’en enregistrerai des tonnes de souvenirs. D’ailleurs Marc-André et Trevor me manquent déjà. Ils ont rendu notre séjour à Brisbane mémorable. La dernière activité passée avec eux était à l’image de ce qu’a été notre vie à leur côté durant les six derniers mois. Ils ont pris soin de nous gâter et surtout de nous faire apprécier chaque minute en cette terre inconnue. La virée à Baron bay, fût relaxante et vraiment agréable. Thanks guys ! I will miss you so much. I hope to see you next year whatever where, so that’d be great to see you soon. D’une autre part, c’est aussi le moment où nos chemins se séparent de celui de Jeanne. Après six mois de cohabitation nous serons maintenant sur des routes différentes. Elle fera le tour de l’Australie en voiture. Je suis certaine que l’avenir lui réserve de belles surprises et un voyage extraordinaire. Je la trouve très courageuse et aventurière ! J’ai bien hâte que tu nous racontes ton histoire Jeanne, prends pleins de photos de toutes les places que nous n’aurons pas l’occasion de voir de nos propres yeux. J’espère te recroiser au Québec ! Attention à toi ! Enfin, j’ai adoré le souper avec la gang du Freestyle. Je vais m’ennuyer de mon boss, de Colette, Lanie, Nathan, Luc, Jill et Brandon. Ils n’ont pas idée comme ils m’ont facilité les choses et qu’ils ont eux aussi rendu mon passage plus intéressant. Je suis triste de penser qu’il y a peu de chances que je les revoie un jour. J’ai appris avec le temps que la vie est ainsi faite. Les gens passent, marquent ta vie à jamais et parfois disparaissent pour toujours. Cela ne m’empêchera pas de vouloir tisser des liens. L’important ce n’est pas de penser que ceux qui passent ne seront plus là demain, mais plutôt de vivre l’essentiel avec eux !
En parlant d’essentiel, voilà ce qui se passe dans nos vies depuis maintenant près de deux semaines. L’aventure à Port Douglas a été une première qui plaçait la barre extrêmement haute pour la suite des choses. Je peux dire que c’était une place de…LUXE ! En fait, tout est relatif, mais pour moi c’était le paradis ! Juste pour se rendre à notre hôtel l’endroit avait tout pour faire rêver. La mer qui longe la côte, une route verte, un ciel bleu et un soleil à faire fondre les plus gros glaciers du monde. J’avais la chance de pouvoir savourer tout ce qui se trouvait sous mes yeux, car c’est Guillaume qui tenait le volant ! D’ailleurs, c’est lui qui l’a tenu tout au long de notre séjour ! J’ai voulu prendre la relève une fois et l’expérience n’a pas été trop réussie. La gauche, toujours la gauche, avec une voiture manuelle et des carrefours giratoires, qui pour moi ne sont qu’une difficulté de plus qu’il faille ajouter à la réalité de la conduite à sens inversé. Par ailleurs, nous nous sommes plus que débrouillés pour faire de cette semaine une vacances parfaite ! La chambre d’hôtel incluait un frigo, une bouilloire et de la vaisselle, pour nous c’était l’essentiel. Les repas que nous nous sommes préparés là auraient pu faire partie d’un menu à la carte cinq étoiles. Ensuite, au programme, randonnées en forêt, jogging et marche sur la plage, natation, randonnée à cheval, snorkling en mer et virée en rivière à la découverte de crocodiles, oiseaux et poissons rares ! Bref, les journées ont passé à un rythme fou ! L’Australie est vraiment un endroit à découvrir ! Avec toutes les merveilles qu’elle possède, il y a plus d’un pays qui a de quoi l’envier…
Après Port Douglas, Misson Beach nous attendait. Plus précisément Le Sanctuary de Brooks Beach. Une femme aux allures très ZEN, est venue nous accueillir à l’arrêt d’autobus. Une fois les bagages dans la valise de son gros camion 4X4 nous nous sommes laissés guider vers cette nouvelle aventure COUP DE CŒUR ! Je ne sais comment expliquer le sentiment qui s’est emparé de moi lorsque nous avons posé les pieds dans cet univers magique. Je me suis sentie un peu comme chez moi. Un havre de paix ! Cette femme aux allures ZEN est l’instigatrice de ce lieu de recueillement. Elle et son conjoint avaient un rêve, j’imagine celui de combiner équilibre, travail, vie et famille ! Avec vue sur la mer et une immense terre, ils ont créé sur mesure et à leur façon ce Sanctuary ! Étant un être constamment en quête de… spiritualité, j’ai été comblée. Disons que tout cela n’avait rien avoir avec Le Sanctuaire du Cap où depuis quelques années j’avais pris l’habitude d’aller me recueillir. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est rien de religieux. Dans ces endroits mystiques je trouve plus facile d’arriver à ouvrir mon esprit. C’est dans ces lieux que je créé dans ma tête ce que je veux demander à la vie. Enfin, l’odeur du bois, l’odeur de la forêt tropicale et celle de la mer venaient nous assurer un séjour absolument parfait ! Nous avons dormi en plein cœur de la forêt tropicale. Des tentes ont été installées à la grandeur du terrain ce qui vient ajouter au charme de la place et à son originalité. J’arrivais mal à trouver un sommeil profond durant la nuit. Pourtant, je n’étais pas effrayée. Au contraire, je trouvais l’expérience si excitante, que j’aurais aimé voir ces petits êtres nocturnes aux bruits si intenses. Ce sanctuaire est un endroit que je n’oublierai jamais. Nos deux jours ont été que relaxation, marche, natation, lecture et une séance de yoga miraculeuse. Je suis vraiment faite pour le yoga, j’en suis de plus en plus convaincue. Prochaine destination Magnetic Island !





jeudi, mai 03, 2007

LET'S GO TO...HOLIDAY

Yesterday for my last time I swept, washed and mopped at Freestyle Tout ! I never said that before on my blog, but I was tired to do always the same thing each night ! I liked my job and people, but I'm happy to know it's done now ! That's truth, for a while I have no job, soon no appartement and I feel very good ! Six months it was just enought for me ! I'm ready to go on the way ! For our last week-end with Marc and Trevor we'll go on Byron Bay ! Just one thing before to go there ! TONIGHT, Guillaume and I, we'll see Dave Matthews band ans Xavier Rudd at Brisbane Convention Center. I'm excited, that's an amazing end to remember how Brisbane was wonderful ! Also, monday night, I have a dinner with my Freestyle's gang. Altough we'll celebrate my departure and a departure of Adrian, a kitchen guy ! I like celebration, I'm still a party person ! Tomorow we must to leave our 38/38 Robertson ! I will miss my pool, but not TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE ! It's the end for that as well ! Now, next destination Port Douglas we'll be there tuesday ! It's our accomodation on this picture. We have almost two weeks to visit and do some activities. That will be great ! A big adventure, just fun and release More activities Information

mardi, mai 01, 2007

8 MAI 2007, 11 H VOL POUR CAIRNS


Voilà, cette belle aventure Brisbanaise tire à sa fin ! J’ai peine à croire que le Freestyle, ma nouvelle vie ici, les sorties avec Marc-André et Trevor, bref que tout cela sera bientôt derrière ! Les photos que je publie dans cet article ont été, pour la pluspart, prises à Surfers paradis. Guillaume y a loué un appartement au mois de mars dernier pour une semaine. C'était pour souligner la fin de son travail en Australie. J'y suis allée passer quelques jours et mon cousin et son chum sont venus pour le week-end ! C'était tout simplement magique et ça m'a donné une bonne idée de comment j'allais réagir pendant mes trois mois de congé ! C'était magnifique, je me sentais vraiment privilégiée d'être là ! Il a fait super beau. Nous avons joué au tennis, fait de la plage, improvisé quelques jeux, lu des livres, fais du dessin, bref nous avons eu du bon temps ! Heureusement que la fille optimiste que je suis aime croire que toute bonne chose a une fin. D’autant plus que je sais que ce qui s’en vient est aussi excitant, si non mieux ! Absolument, puisque je ne travaillerai pas pour les 3 prochains mois ! Je suis vraiment satisfaite de mon séjour à Brisbane. Une fois encore je remercie la lune de m'avoir permis de vivre ici 6 mois et d’avoir la chance de partir à la découverte d’un nouveau monde ! Je suis si excitée par la réalisation de ce voyage.
Je devais avoir 13 ans la dernière fois où j’ai eu l’occasion de ne pas travailler pour une aussi longue période. C’était l’époque où l’on passait nos grandes journées d'été à jouer. On pouvait oublier l’heure du dîner, de rentrer, de mettre fin à nos parties de tennis ! Il n’y avait rien d’autre qui comptait que le moment présent. L’été passait et nous savions que tout cela allait se terminer et que septembre se pointerait et qu’ainsi l’école et la routine reprendraient ! Cette fois-ci je ne sais pas tout à fait à quoi m’attendre, que me réserve septembre 2007 ? Je pourrais être effrayée, mais à quoi bon, aujourd’hui je sais que lorsque quelque chose prend fin une autre commence ! Je n’ai qu’à me fier aux dernières années qui m’ont permis de vivre une foule d’expériences qui m’ont amenée sur le chemin que je devais prendre ! Pour le moment, je savoure la magie de l’instant présent ! Je respire profondément et j’ai confiance que comme dans un rêve ou bien dans les paroles d’une chanson, tout est possible.
Je veux des cocotiers des plages Et des palmiers sous le vent Le feu du soleil au visage Et le bleu des océans Je veux des chameaux des mirages Et des déserts envoûtants Des caravanes et des voyages comme sur les dépliants
Ce sont les paroles d’une chanson que Céline interprète et qui a été écrite par Jean Jacques Goldman. En fait, ce sont des paroles que j’ai interprétées souvent à ma façon. La pensée créée, entout cas, moi j’y crois de plus en plus ! D'accord, je n'ai pas encore vu de chameaux, mais heureusement, j’ai appris que je devais être patiente et que tout fini par arriver !

Même si le temps a passé rapidement, je crois sincèrement que mon séjour à Brisbane aura une influence majeure sur le reste de mon existence ! Je dirais même plus un impact extrêmement positif sur le reste de ma vie ! Comment vous expliquer… je sais… je vais utiliser l’analogie du chantier de construction. Attention, je m’explique ! En novembre dernier, on nous avait dit qu’une construction allait commencer devant notre appartement. "Le chantier doit se terminer en 2008 "semblait-il. Au départ je ne croyais pas que cela pouvait être ennuyant pour nous. Probablement que mon optimisme éliminait tout obstacle à mon bonheur ! Assurément, le fait d’avoir connu la plénitude totale durant les mois de novembre et décembre, n’a fait qu’empirer les premiers TACQUE TACQUE TACQUE TACQUE TAQUE qui se sont faits entendre en janvier. À cet instant, je réalisais l’ampleur de la chose. My god, depuis près de 5 mois, 6 jours sur 7, de 6 heure le matin à 6 h le soir, un chantier vie de l’autre côté de la rue. Étant la fille de mon père, je n'en suis pas à mon premier chantier. Toutefois, je suis la seule dans cet appartement à me laisser impressionner par tout cela. D’accord, tout comme Jeanne et Guillaume, je trouve le bruit terriblement désagréable. Par contre, je me suis amusée à interpréter l’ensemble de l’œuvre à ma façon ! C’est vraiment ce qui s’appelle VOIR AUTREMENT ! C’est aussi chercher à faire du sens dans tout ce que l’on vit. Et c’est sans doute croire qu’il n’arrive jamais rien pour rien. Après quelques mois, je me suis questionnée sur la présence de cet élément contraignant dans notre petit paradis. Pourquoi a-t-il fallu qu’une construction prenne forme sous nos yeux et au grand inconfort de nos oreilles. Maintenant, voilà comment je me suis expliqué la chose. Là où l’on creuse présentement un trou immense et profond, un vieil immeuble y était construit auparavant. Il n’a fallu qu’une seule journée pour le réduire en poussière. Du jour au lendemain il n’existait aucune trace de ce qu’avait pu être jadis cette bâtisse. Une fois par terre, nous étions loin de croire qu’il creuserait autant. Comme quoi pour rebâtir du neuf il faut parfois aller très profondément dans les fondations. Qu’il faille utiliser de la machinerie spécialisés. Qu’il faille faire remonter la poussière, qu’il faille du temps pour arriver au produit final et rendre le tout durable et solide. J’ose croire que je n’aurais pas besoin d’aller plus loin pour vous imager le lien que je peux faire dans ma propre vie. En fait, j’aimerais quand même ajouter ceci. Le temps que je m'accorde cette année, je le prends pour me recentrer sur moi-même. Un peu comme l’immeuble que l’on a jeté par terre, je suis en train de faire de la place à de nouvelles habitudes et croyances. Donc, je peux dire que je construis du nouveau. C'est toujours bon de creuser jusqu’à ses fondations. Ainsi, je prends le temps de remettre bien des choses en perspective. Je m'observe et j’ai réalisé à quel point je suis conditionnée par certaines façons de penser et de me comporter. En ce qui concerne le chantier, j’ai aussi analysé le bruit des TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE TAQUE comme cette petite voix que l'on entend dans notre tête. Vous savez celle qui tente parfois de semer le doute dans notre esprit. Celle qui dit es-tu bien certaine de ce que tu fais ! Celle qui se charge de te rappeler que tu avais une bonne job, un bon salaire, une certaine sécurité etc. Bref, lorsque je trouvais le chantier trop ennuyant et dérangeant je prenais le temps de me rappeler que moi aussi j’étais en pleine construction. Je me rappelais à quel point j'étais chanceuse et heureuse de pouvoir vivre cette expérience. Ces derniers 6 mois m’auront permis de réapprendre à mieux me connaître et à me définir comme personne. J'ai encore du travail à faire et je suis certaine que le voyage qui s'en vient m'apportera encore plus loin dans mes réflexion. J’aurai 30 ans cette année, avoir 30 ans ça ne change pas le monde !!! sauf que !!!! Sauf que moi j’ai pris une décision en voyant venir le cap de la trentaine, je me suis promise que mon avenir allait être vécu à la manière Véronique Buisson. La réalité est qu’avant de pouvoir y arriver, il faut bien que je sache qui je suis finalement ! Je suis confiante qu'en ce 1 er mai 2007, je suis plus près de moi-même que je ne l’ai jamais été. Rassurez-vous vous qui me lisez, je ne vous ai pas joué la comédie toutes ces années. À vous non, mais à moi, peut-être un peu ! Je vous laisse sur une citation d'un auteur que j'admire «C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde : cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas.»- Extrait de Veronika décide de mourir



Mars 2007, Jeanne et moi au Freestyle pour sa fête.
















jeudi, mars 15, 2007

BRISBANE'S BIG GAY DAY 2007

Brisbane est la ville où tout le monde rêve d’être une star ! Ici les gens flash et n’ont pas peur de flasher ! Quand on pense que je vends des Sunday à 15 $ et que le restaurant déborde de gens qui viennent chaque soir habillés en tenue de gala pour en manger. Ce qui me surprend toujours c’est lorsqu’ils laissent la moitié ou le tiers de leur dessert dans leur assiette. En fait, les desserts ne sont que le prétexte afin de se faire voir et voir les autres ! Il faut savoir que la disposition du restaurant a été pensée en ce sens. Tout le monde craque pour notre divan rouge qui fait dos à la grande vitrine tout au tour du restaurant. Ainsi, les gens peuvent s’y asseoir côtes à côtes et s’assurer de ne rien manquer. Ils peuvent de cette façon satisfaire leur esprit voyeur en regardant les gens à table tout au centre et assurément combler l’autre besoin qu’ils ont soit de s’exhiber en restant à la vue de tous. J’aime ce restaurant, j’aime que les gens ne se cachent pas pour dire qu’ils ont besoin de voir les autres et être vus par eux ! Il n’y a aucune ambiguïté, l’objectif quand on va au Freestyle tout c’est de flasher ! En parlant de flasher cette semaine j’ai eu la chance d’assister au Brisbane's Big gay day ! J’ai adoré ma journée. J’ai côtoyé des gens tous aussi différents les uns des autres et fiers de l’être ! Je n’ai rien vu de choquant, mais plutôt une foule de gens audacieux d’afficher leurs couleurs devant un public une fois de plus venu pour se montrer et voir les autres ! J’en suis certainement de ces gens qui aiment voir les autres et je dois aussi faire partie de ceux qui aiment se faire voir puisque vous ne seriez pas là à lire ce blog ! Dans ce cas, seriez vous vous aussi un peu voyeur ?

Les gays savent s’amuser et il n’y a pas de doute ! L’ambiance était à la fête, on célébrait la liberté d’être soi-même, la liberté d’être différent, la liberté de se foutre de ce qui est trop formel, la liberté de se mettre au premier plan ! Je crois que tout le monde cette journée là savait qu’à travers cette foule de plus de 5 000 personnes chacun était unique. Même si je pouvais être vue comme une intruse, j’ai sentie que j’avais ma place et que l’on reconnaissaît que j’étais aussi unique dans mon genre ! I love your hat ! Je dois l’avoir entendu des dizaines de fois tout au long de la journée.
J’accompagnais mon cousin et son chum et ce qui était surprenant c’était de m’apercevoir que je connaissais pas mal de gens. Suis-je devenue citoyenne de Brisbane ? En fait, mon patron est gay et plusieurs de mes collègues le sont aussi. Le blond avec les lunettes noir sur la photo avec moi c’est Matt, un manager au Freestyle, en passant il vient de perdre sa job, c’est dommage je commençais à bien m’entendre avec lui. La grande blonde avec la robe rouge, c’est Luke, un méchant beau bonhomme dans la vie de tous les jours. Il est aussi mon manager au Freestyle. J’ai été renversée de le voir sur scène. Je avais qu’il était drag queen à ses heures, mais de le voir en vrai et en train de performer sur scène ça m’a surprise, voilà, c’est le bon mot. Comment peut-il arriver à être à la fois ces deux personnalités tout à fait différentes ? MYSTÈRE ET BOULE DE GOMME ! Côté sucré, côté salé, show me your naughty side, comme on dit !

LET ME SHOW YOU MY NAUGHTY SIDE !

Il y a quelque temps j’ai donné mon nom pour jouer dans une équipe de bowling. C’était pour participer à une activité afin d’amasser des fonds pour la Fondation des oeuvres de charité Saint-Vincent de paul. Puisque j’aime m’impliquer pour les bonnes causes, que j’adore jouer au bowling et que je saute sur toutes les occasions de m’amuser, je me suis inscrite. Je savais que notre équipe allait s’appeler Fruit tart et que nous devions porter un costume pour l’occasion, mais sans plus. Finalement, le jour de l’évènement mon boss m’appelle à 16 h 45 where are you ? At your place ? I’ll pick up you ! What !!! When ?? In 10 minutes bat girl, be ready naughty frenchie girl !
Mon boss est vraiment un être surprenant et surexcité, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui ! Vous l’aurez deviné, je m'entends très bien avec mon boss aussi ! Ils sont venus me chercher lui et Jill, une collègue de travail, dans sa mini cooper rouge décapotable. Ils étaient tous les deux complètement énervés. Come in super hero ! Nous n’étions plus les Fruit tart, nous étions dorénavant The supers heros ! En l’occurrence, j’étais BAT GIRL ! J’ai beaucoup aimé me déguiser, c’est space comme à 29 ans on peut se sentir bien déguisée en super hero ! BAT GIRL a été la plus surprise de voir son terrain de jeu une fois rendue sur place. Pour eux bowling veut dire boullin grain. Un genre de jeu de pétancle, avec un petit cochon blanc et les deux équipes doivent lancer leurs boules le plus près du petit cochon à tour de rôle. BAT GIRL est partie en force, mais a su rapidement se laisser distraire. J’ai eu beaucoup plus de plaisir à observer les autres, à discuter avec eux et à les faire rire, qu’à vouloir conserver une game parfaite ! Ce fut une très agréable soirée, 2 000 $ ont été amassés ! Je me demande combien on aurait amassé si j’avais organisé l’évènement ? Ah ah ah ah ! Je blague, de toute façon, cette soirée de bowling n’a été qu’un simple prétexte pour moi de voir les gens et d’être vus par eux AH AH AH !

mardi, mars 13, 2007

POURQUOI PAS VEGAS



Qui peut prédire exactement ce qui l’attend ? Entout cas, Guillaume et moi sommes bien placés pour reconnaître que l’on ne sait jamais ce qui s’en vient ! Lorsque je vous disais que le voyage se dessinait, c’est bien vrai ! Après l’Australie ce sera bel et bien l’Asie. Nous y passerons un mois, du 3 juin au 2 juillet. Puisque la vie ne cesse de nous surprendre, ce sera vers LAS VEGAS que nous nous envolerons le 2 juillet prochain. OUI ! OUI ! VEGAS ! À la suite d’une victoire inespérée de mon chum à un tournoi de poker samedi dernier, nos plans ont complètement changé. Les plans, les plans, tout le monde sait que ça peut se modifier ! Surtout quand on a la vie devant nous ! Grâce à ses talents de joueur de poker, le voyage de notre destinée se dessine encore ! En finissant premier à ce tournoi, où plus de 7 000 joueurs s’étaient inscrits sur Internet, il a gagné l’accès aux séries mondiales de poker. Avouez que ça sonne comme dans un rêve, d’ailleurs on a encore de la misère à y croire ! Toutefois, nous n’avons plus le choix de commencer à y rêver éveillés, car les billets sont achetés et l’hôtel est réservé. Nous serons assurément à VEGAS du 3 au 10 juillet prochain ! Nous aurons alors l’occasion d’y célébrer la fête des États Unis, j’imagine que ce doit être assez intense ! C’est pas croyable, WORLD SERIES POKER, je suis tellement contente pour lui, ceux et celles qui se passionnent pour le poker savent que c’est le rêve de tout bon joueur ! Je suis vraiment fière et très heureuse de l’accompagner à VEGAS ! Qui sait, peut-être aurais-je la chance d’être celle qui partage la vie du champion du monde de poker 2007. Je sais qu’il ne va pas là dans cette optique, en fait l’expérience en soit est déjà une victoire, mais je suis bien placée pour savoir qu’on a le droit de rêver. En plus, j’ai vu les champions du monde des années passées, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas sortir vainqueur de ce tournoi ! Vous pouvez aussi aller les voir en cliquant sur les jetons de poker. On a déjà commencé à discuter du look qu'on va lui créer ! De mon côté, j'ai quelques lignes décrites pour les communiqués de press que je ferais parvenir aux médias québécois Un shawiniganais en route vers la première position aux WOLD SERIES POKER ! (Je blague, mais je serai prête ah ! ah ! ah !) Dans le fond, ça en prend un champion à ce tournoi là ! Attention...les jeux sont faits !







mercredi, mars 07, 2007

IT WAS AMAZING !


Quelle agréable 3 jours qui ont non seulement été magnifiques, mais qui ont aussi le mérite d’avoir eu les effets d’une vacance beaucoup plus longue. Et ce n’est pas parce que j’étais en mauvaise compagnie, bien au contraire ! Toutefois, les éloges de bonne compagnie ne vont pas particulièrement à notre groupe de joyeux voyageurs avec qui nous avons eu la chance de partager notre séjour.




À bord se trouvaient un espagnole, une italienne, 4 londoniens, 4 suisses allemands, 3 américains, 2 coréennes et enfin nous, les deux canadiens français. Je ne peux pas dire que j’ai été la plus sociable du groupe. Je vais en surprendre plus d’un en vous disant que pour la première fois de ma vie, je suis contente d’être un peu sauvage. Normalement, dans ce genre de situation, je suis celle qui s’organise pour que des liens se tissent entres les gens du groupe afin de permettre un climat agréable. Je crois que j’ai envie de passer mon tour cette année. Vous direz que la barrière du langage y est pour quelque chose, soit, mais croyez moi elle arrive à point dans ma vie. Je me suis dis pourquoi ne pas demander aux gens de s’adapter à moi à l’avenir. Au Québec, je me suis outillée pour développer cette force qui m’a été d’une grande utilité dans le monde des communications. Je parle de cette capacité à créer des liens facilement avec les gens. Aujourd’hui, j’ai envie d’opter pour une approche différente. Je ne veux pas ne pas m’adapter à mon environnement, mais je porterai attention pour que mon environnement s’adapte à moi. Lorsque l’on demande aux autres de faire cet effort, je me rends compte que les liens ne se tissent pas aussi aisément. Vive la communication sociale ! Je m’aperçois que ce n’est pas d’instinct que les gens font attention aux autres et tentent de s’adapter à eux. Mais bon ce n’était pas un secret des dieux, mais je m’en rends davantage compte en étant moi-même face à ce genre d’expérience.




Pour en revenir à notre aventure, le tout a débuté vendredi matin, lorsque Andy, notre guide australien, est venu nous prendre avec un 18 passagers. Nous étions les derniers à y prendre place. Je dois avouer qu’à ce moment je n’avais pas vraiment d’idée de ce qui nous attendais. Je n’avais pas trop posé de questions sur le comment nous allions occuper nos trois jours d’escapade. À vrai dire, je m’attendais à m’amuser, à relaxer et à me laisser porter par les bons moments que cette aventure allait nous permettre de vivre. Quitter la ville quelques jours allait nous faire voir autre chose et cette idée me plaisait beaucoup. Je savais qu’à travers ce séjour je n’avais qu’à me laisser surprendre…En ce sens, c’est mission accomplie. Vraiment, comment peut-on voir autant de diversité de la nature sur une seule île ?






Après seulement un arrêt toilette, une pause lunch, une virée en mer sur un traversier et 4 heures qui se sont écoulées, nous avions complètement changé de décor, nous étions rendus sur notre île. Quelle étrange sensation qui s’est emparée de moi lorsque j’ai aperçu le traversier filer et nous laisser là, seuls, sur cette île entourée d’océan à perte de vue. Enfin, je vous fais grâce de tous les scénarios qui ont défilé rapidement dans ma tête. Disons que la chaleur, le soleil et la beauté du paysage ont vite fait de me ramener à la réalité. Par ailleurs, nous n’étions pas seuls sur cette vaste étendue de sable, il y avait les monstres euh non, je veus dire d’autres touristes. Certains étaient même venus par avion. Durant les 3 jours que nous avons eu la chance de vivre dans ce petit coin de paradis, nous avons marché, nous nous sommes baignés et nous avons rencontré des gens. Quoi de mieux que de savourer les plaisirs et les belles choses de la vie dans un décor aussi exceptionnel ?






Bref, on peut dire que cette escapade a été un bel avant goût de notre voyage qui débutera officiellement le 8 mai prochain. L’aventure m’appelle je le sens. J’ai encore des croûtes à manger avant de me déclarer la grande voyageuse ou encore la grande aventurière. Je conserverai en mémoire l’image de moi-même sautant sur place sans arrêt, les bras en l’air, lorsque j’ai été surprise par une truite reptile. Je vous jure, je ne suis pas ce genre de fille qui sursaute à rien, mais une truite reptile qui veut s’engager sur mon chemin et qui semble avoir aussi peur de moi que je peux avoir peur d’elle, ça donne lieu à un beau spectacle. J’en connais un qui aurait aimé avoir la caméra à l’épaule pour filmer le tout.



Assurément, l’Australie a beaucoup à offrir afin de passer des moments extraordinaires. Ainsi, du 8 mai au 3 juin prochain, nous ferons la découverte de la côte est de l’Australie. Notre vol pour Cairns est bouqué pour le 8 mai. Notre séjour à Brisbane tire à sa fin. Il se sera écoulé 7 mois depuis mon départ du Québec, lorsque nous serons rendus à Sydney pour y prendre l’avion et s’envoler vers l’Asie. Pour le moment, Bali est notre premier arrêt sur l’autre continent. Pour la suite des choses, le voyage se dessine encore…